Être hypersensible et ne pas aimer son image : comprendre, ressentir, se voir autrement
Je suis tombé presque par hasard sur les paroles de cette chanson.
Bon… presque par hasard.
OK, je regarde la Star Academy 😅
Et à un moment, j’ai arrêté d’écouter distraitement.
Parce que ces mots-là, je les connais.
Je les entends souvent.
Parfois clairement.
Parfois entre les lignes.
Et je me suis dit une chose très simple :
c’est vous, ça.
Les paroles qui m’ont frappé
“ J’crois que j’suis hypersensible, super fragile
J’comprends pas tout à la loi du plus fort
Hypersensible, super fragile
J’ai beau m’dire qu’ma faiblesse est mon trésor
C’est pas facile
Comment font-ils
Ces autres qui encaissent les coups avec style ?
Moi, faut toujours que je démarre au quart de tour
Un seul commentaire et le monde entier s’écroule
Mon cœur chavire
Pour un oui, pour un non, ça tangue dans mon navire
Allô docteur, dites-moi, est-ce que c’est aussi grave
Si mes émotions me paraissent incontrôlables ?
Ces paroles viennent de la chanson Hypersensible.
Et si elles vous touchent, ce n’est pas un hasard. “
Vous êtes hypersensibles, et je le vois très bien
Au fil des séances, j’ai remarqué quelque chose.
Vous êtes souvent hypersensibles.
Très ouvertes aux autres.
Empathiques.
Avec cette capacité à ressentir profondément ce qui se passe autour de vous.
Vous captez les détails.
Les ambiances.
Les non-dits.
Et oui, parfois, cette sensibilité s’accompagne aussi d’une vraie fragilité.
Une fragilité discrète, souvent invisible pour les autres, mais bien réelle.
Parce qu’un regard peut faire vaciller.
Parce qu’un commentaire peut rester longtemps en tête.
Parce qu’une image de vous peut réveiller des choses anciennes.
Cette fragilité n’est pas une faiblesse.
C’est le revers d’une grande capacité à ressentir, à comprendre, à s’impliquer.
Mais quand elle n’est pas accueillie, elle peut devenir lourde à porter.
Et rendre le rapport à l’image de soi encore plus délicat.
Quand l’image devient un terrain fragile
Quand on est hypersensible, une photo n’est jamais « juste une photo ».
Elle peut réveiller des doutes anciens.
Renforcer des jugements déjà très présents.
Ou, au contraire, ouvrir une porte différente.
C’est aussi pour ça que l’idée d’une séance photo peut faire peur.
Et c’est totalement compréhensible.
Pour certaines personnes hypersensibles, une séance photo bien accompagnée peut pourtant devenir un vrai moment de respiration.
Un moment pour se reconnecter à soi, sans pression.
Ici, votre sensibilité n’est pas un atout
Je le dis clairement :
vous n’avez rien à corriger.
Votre hypersensibilité n’est pas un défaut.
Votre fragilité non plus.
Ce ne sont pas des choses à cacher.
Encore moins à lisser.
Pendant une séance photo, tout est pensé pour que vous puissiez être vous.
À votre rythme.
Sans pression.
Sans jugement.
Vous n’avez rien à prouver.
Rien à réussir.
Ce que j’aime profondément chez vous
J’ai cette chance incroyable :
travailler avec des personnes comme vous.
Des personnes sensibles, humaines, sincères.
Et, très souvent, avec énormément d’humour et d’autodérision.
Ce mélange-là est précieux.
Il rend les échanges vrais.
Les séances légères, même quand l’émotion est là.
Et souvent, franchement fun 😁.
Je suis Nicolas, photographe portrait à Boulogne-sur-Mer
Je m’appelle Nicolas.
Je suis photographe portrait à Boulogne-sur-Mer et dans les environs, et j’accompagne des personnes sensibles dans des séances photo pensées comme des espaces de respiration.
Si j’ai choisi ce métier, ce n’est pas seulement pour faire des images.
C’est pour accompagner des personnes qui doutent.
Des personnes qui ressentent fort.
Des personnes qui ont parfois mis leur propre regard sur elles de côté depuis longtemps.
Ma mission est simple, même si elle est profonde :
vous aider à vous voir autrement.
Avec plus de douceur.
Plus de justesse.
Sans vous trahir.
Je peux vous dire un secret
Si je vous comprends aussi bien,
si je travaille comme je travaille,
ce n’est pas par hasard.
Je suis hypersensible moi aussi.
Pendant longtemps, j’ai nié cette part de moi.
Je l’ai prise pour une fragilité encombrante.
Quelque chose qu’il fallait masquer, contrôler, corriger.
Et puis la photographie est arrivée.
Elle m’a appris à regarder autrement.
À ressentir sans m’excuser.
À comprendre que cette sensibilité — et la fragilité qui l’accompagne parfois — n’était pas une faiblesse, mais une force.
C’est exactement pour ça que je fais ce métier aujourd’hui.
Pas seulement pour créer des images.
Mais pour créer un espace où l’on peut être sensible, fragile parfois, sans avoir à se justifier.
Un espace où l’on peut se voir autrement.
Avec plus de douceur.
Plus de respect.
Plus de vérité.
Alors si ces mots vous parlent, si vous vous reconnaissez ici,
ce n’est sans doute pas un hasard.
Merci d’être exactement les personnes que vous êtes ✨