Photographe Portrait Le-Touquet : séance photo mode “ femme fatale mafia année 30”

Une séance portrait pensée comme un éditorial de mode

Une séance photo, ce n’est pas simplement appuyer sur un bouton.

Sinon, votre téléphone ferait déjà très bien le travail. Mais il est rarement très doué pour raconter une histoire.

Non, mon travail commence bien avant la première photo.
Il commence souvent avec une idée un peu floue qui tourne dans ma tête pendant des semaines. Une ambiance. Une posture. Une lumière. Une silhouette.

Pour cette série réalisée près de Samer, dans le Pas-de-Calais, je n’avais pas envie de créer des portraits classiques.
Je voulais quelque chose de plus cinématographique. Une présence forte. Une femme qui entre dans une pièce et qu’on remarque immédiatement, sans qu’elle ait besoin de parler.

Je suis alors parti vers l’univers des années 30.

Pas la version caricaturale avec les plumes partout et les poses figées.
Comme souvent dans mon travail de photographe portrait, j’avais envie de mettre en lumière une femme forte, affirmée, avec une vraie présence. Une femme capable d’évoluer dans un univers masculin tout en gardant une féminité assumée.

Une présence froide au premier regard… mais magnétique.

Construire un portrait féminin inspiré des années 30

Pendant plusieurs semaines, j’ai laissé l’idée mûrir.
J’ai testé des pistes, abandonné certaines, recommencé autrement. Puis le personnage est apparu assez clairement dans mon esprit : une femme liée à l’univers de la mafia, avec une allure élégante, presque masculine dans le style vestimentaire, mais profondément féminine dans l’attitude.

J’ai utilisé ChatGPT pour m’aider à explorer certaines idées visuelles.
Pas pour créer à ma place, mais comme un outil de réflexion.

Tester une couleur de fond.
Imaginer une coupe de veste.
Voir ce que donnerait une silhouette plus affirmée ou au contraire plus fine.
Chercher une direction visuelle avant même de sortir les flashs.

Cela me permet d’arriver avec une vision beaucoup plus précise du rendu final… tout en laissant suffisamment de liberté pour construire l’image pendant la séance photo.

J’ai donc imaginé une femme portant un costume noir cintré, un pantalon élégant, un nœud papillon, un chapeau sombre et un cigare.

Le fond serait rouge profond, presque théâtral, pour venir contraster avec le noir de la tenue.

Trouver la bonne personne pour incarner le personnage

Il ne restait plus qu’à trouver la personne capable d’incarner ce personnage.

J’ai alors publié une annonce sur Facebook et Instagram.

Quelques mois auparavant, j’avais réalisé une série de portraits autour du dépistage du cancer du sein.
Une femme sur dix sera touchée par cette maladie au cours de sa vie. Ce projet avait donc une importance particulière pour moi.

Une des participantes m’a recontacté après avoir vu mon annonce.

Et très honnêtement… dès nos premiers échanges, j’ai su que c’était elle.

Je lui ai envoyé le moodboard du projet : les vêtements, l’ambiance, les poses, l’univers visuel… mais aussi certains détails plus particuliers comme le cigare. Même si cela reste un accessoire de mise en scène, je sais que ce genre d’élément peut parfois mettre certaines personnes mal à l’aise.

Elle a immédiatement adoré le projet.

Nous avons donc fixé une date et, comme souvent, je suis venu directement à son domicile avec tout le matériel studio.

Nous avons également eu la chance de travailler avec une maquilleuse professionnelle qui a accentué le regard avec de longs faux cils pour renforcer ce côté femme affirmée, inaccessible.





Le travail de lumière pendant la séance photo

Au début du shooting, j’ai choisi une lumière assez douce avec une grande source lumineuse.
L’idée était d’éclairer à la fois le modèle et le fond rouge de manière homogène.

Mais plus la séance avançait, plus je sentais qu’il manquait quelque chose.

J’avais besoin d’une lumière plus dirigée. Plus contrastée. Quelque chose de plus intense.

J’ai donc complètement revu mon éclairage en utilisant une source plus petite avec une grille nid d’abeille pour diriger la lumière de manière plus précise sur le visage et le corps.

J’ai également placé une seconde lumière en contre-plongée afin d’éviter que le chapeau ne crée une ombre trop marquée sur les yeux.

C’est ça aussi, une séance photo portrait.

Observer. Tester.
Se tromper parfois.
Tout recommencer si nécessaire.

Parce qu’une lumière peut totalement changer la sensation d’une image.

La séance a duré environ une heure trente.

On a multiplié les variations :
avec ou sans veste, le chemisier ouvert ou fermé, le chapeau, les bretelles, la cravate, différents cigares…

Je voulais que cette série ressemble à un éditorial de mode.
Qu’on ait l’impression de découvrir un personnage à travers plusieurs scènes.

Une femme élégante. Forte. Sensuelle.
Mais sans tomber dans quelque chose de caricatural ou de vulgaire.

Je n’ai volontairement pas utilisé d’arme, même factice.

Ce n’était pas nécessaire.

L’histoire que je voulais raconter passait davantage par le regard, l’attitude, la posture et la lumière que par des accessoires trop évidents.

La retouche et l’ambiance finale des portraits

En post-production, j’ai légèrement renforcé le maquillage et retravaillé les couleurs de peau pour donner un rendu plus dense, plus cinématographique, inspiré des vieux films noirs.

Je vous laisse maintenant découvrir les images de cette séance photo réalisée près de Samer, dans le Pas-de-Calais.

Et si vous aussi vous avez envie d’un portrait construit autour d’une ambiance, d’un personnage ou simplement d’une image qui vous ressemble vraiment, je serais ravi d’en discuter avec vous.

Que ce soit pour une séance portrait femme, un shooting mode ou un projet plus personnel près de Boulogne-sur-Mer et Samer, j’aime créer des images pensées autour de votre personnalité et de votre histoire.

Parce qu’une photo peut aussi être ça :
prendre une place qu’on ne s’autorise pas toujours dans la vie quotidienne.







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